Le 8 décembre 2024 marque en Syrie l’effondrement surprise du régime de Bachar Al Assad et la fin du panarabisme au Moyen Orient. Un an après, le nouveau régime mis en place avec le soutien de la Turquie, de la France, de l’Allemagne et des Etats-Unis peine à maintenir l’unité du pays et surtout à redresser son économie malgré le retrait des sanctions.
Régulièrement marquée par les bombardements israéliens et les exactions des différentes milices associées au pouvoir en place, la Syrie semble avoir atteint un point de non-retour : entre implosion et allégeance aux puissances étrangères, quelle va être sa stratégie pour redresser la barre ? Le gouvernement provisoire en place en a-t-il la possibilité et les moyens ?
La chute du régime syrien s’est accompagnée de l’affaiblissement du Hezbollah avec l’assassinat de son leader Hassan Nasrallah et la guerre menée par Israël contre les partisans du Hezbollah dans le Liban sud. L’Histoire montre que, une fois encore, le destin du Liban est lié à celui de la Syrie. En voulant briser l’arc chiite, les puissances étrangères ont profondément bouleversé le destin de ces deux pays. Un an après la mort du héros de la guerre de 2006, le Liban est-il parvenu à retrouver un système démocratique et à sortir du marasme économique dans lequel il se trouve depuis 2019 ? Ou au contraire, ces changements n’ont-ils fait que renforcer l’influence des puissances étrangères sur ces deux régions au détriment de la démocratie et du respect des peuples libanais et syrien ?
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