« Il n’y a que deux certitudes dans la vie : les impôts et la mort. » Le mot de Benjamin Franklin a ceci de curieux qu’il s’arrête exactement là où commence la seule question qui compte : et après ?
Pendant des siècles, la prédication chrétienne a eu sur ce point un vocabulaire précis — la mort, le jugement, l’enfer, le ciel. Ce vocabulaire s’est tu. On enterre aujourd’hui nos morts en disant qu’ils veillent sur nous ; on ne parle plus guère du purgatoire, et de l’enfer plus du tout. Est-ce un progrès de la charité, ou une perte de la foi ?
Ce cours reprend la question par le commencement : que dit exactement la tradition catholique, et surtout que ne dit-elle pas ? L’enfer est-il peuplé ? Le purgatoire est-il un lieu, une durée, ou, selon le mot de Benoît XVI, la rencontre brûlante du Christ lui-même ? Et le ciel : que ferait-on d’une éternité ?
Ces questions ne sont pas spéculatives. La manière dont un homme se représente sa propre fin décide de la manière dont il vit, dont il aime, et dont il pleure ses morts. Quatre séances pour rendre à ces mots leur poids, et voir ce qu’ils changent à une existence.
Quatre séances pour rendre à ces mots leur poids, et voir ce qu’ils changent à une existence, dont l’une, le 2 novembre, le jour même où l’Église fait mémoire de tous ses défunts.
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