A travers l’exemple d’Aristides de Souza Mendes, le Frère Albert-Henri Kühlem vous invite à réfléchir sur le sens du sacrifice au sens matériel. Comment la société actuelle perçoit-elle le don de soi, l’acte gratuit ?
Aristides De Souza Mendes, consul du Portugal à Bordeaux en 1940, sauva des milliers de juifs français de la persécution nazi en délivrant sans permission des visas pour le Portugal. Puni par son gouvernement, mis au ban de la société malgré la reconnaissance de son exploit par l’Etat d’Israël et jeté dans la misère, Aristides De Souza Mendes ne fut réhabilité et reconnu comme un héros qu’en 1988 soit 34 ans après sa mort.
L’enjeu en valait-il la chandelle ? Pourquoi a-t-il choisi de sacrifier son poste, sa famille et sa carrière et de risquer sa vie pour des gens qu’il ne connaissait pas ? Pourquoi l’amour de l’autre et les actions de ce type sont-ils si mal vu dans notre société ?
Photo : GualdimG
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