« Le devoir de la comédie est de corriger les hommes en les amusant » Molière
À travers cette célèbre citation, Molière met en lumière toute la puissance de la comédie : divertir pour mieux faire réfléchir. Derrière le rire se cache une critique subtile de la société, capable d’influencer les mentalités et d’amener chacun à porter un regard lucide sur lui-même et sur le monde qui l’entoure.
Dans la lignée de Molière et de Beaumarchais, de nombreux réalisateurs se sont emparés de cet héritage avec talent. En utilisant l’humour comme arme de réflexion, ils ont signé d’immenses succès populaires. Mais ces films ont-ils réellement été compris dans toute la profondeur de leur message ?
Cette année, le Centre Cormier vous invite à aller au-delà du simple divertissement. Ensemble, nous décrypterons les critiques que ces réalisateurs adressent à la société occidentale, nous analyserons leur regard sur le monde contemporain et nous découvrirons les procédés cinématographiques qui leur permettent de faire passer des messages parfois incisifs… tout en nous faisant rire, sans provoquer de rejet ni de résistance chez le spectateur.
Synopsis
MENTEUR, MENTEUR
Tom Shadyac · 1997 · États-Unis · 1 h 26
Fletcher Reede est un avocat brillant et un père absent, qui ment aussi naturellement qu’il respire — à ses clients, aux juges, à son fils. Le jour de ses cinq ans, Max souffle ses bougies en formulant un vœu : que son père ne puisse plus mentir pendant vingt-quatre heures. Le vœu est exaucé, et Fletcher doit plaider le procès de sa carrière avec l’infirmité de dire la vérité.
Jim Carrey au sommet de sa virtuosité physique. Sous le mécanisme comique, une question qui n’est pas sotte : combien de nos rapports aux autres résisteraient à une journée de franchise ?
INTERVENANTe